POÉSIE PERSONNELLE
Tout vient du coeur et du plus profond de l'âme. Voici ma poésie personnelle.
Larmes !
Larmes !
Voyons larmes !
Pourquoi coulez-vous le long de mes joues ?
Est-ce pour me décharger de cette lourde peine ?
Je vous sens, aveuglant ma vision
Inonder le feu qui brûle en moi au delà de la déraison
Voyons larmes !
Pourquoi dont m'agripper de la sorte ?
Suis-je si faible pour m'offrir cette escorte ?
Je sais qu'un jour vous partirez, je le sais !
Virevoltantes dans l'écume, las des jours passés
L'amour des miens me sauvera, j'en suis sûr !
Et mes larmes ne refléteront que le bleu d'un ciel azur
Ainsi va la vie,
Ainsi va l'amour,
Ainsi va la nuit,
Ainsi va le jour.
Avec amour, les yeux qui brillent, les larmes aux yeux...
Réveil Nocturne
En proie avec moi-même
Je me réveille, ô délicieux matin blême
L'atmosphère est calme, pas un bruit ne déchire la nuit
Juste le vent qui accompagne le son de la pluie
Le sommeil m'échappe, où es-tu jolie fleur de mes pensées ?
Je l'ai aperçu, il y a peu... nue, belle et gracieuse à en crever !
Barbara sonne à ma porte, "je suis la longue dame brune", me dit-elle
Le silence est noir mais la vie, elle, est si belle
Vois-tu ?
Vois-tu ces étoiles qui brillent au loin ?
Celles qui nous transportent pour un rien.
Elles sont si belles et lointaines,
Que nous pourrions en perdre haleine !
Ils m'arrivent, bien gré malgré,
D'imaginer y habiter.
Hier soir
Je ne fut pas sage hier soir
Entrave jouissive et furieux désespoir
On ne se regarde plus ou de loin,
Las de ces beaux moments passés
De ces fulgurances tant aimées
Et nous restons assis dans notre coin,
ô belle insouciance !
Qui m'empêchait de voir en face
Et réfléchir en toute conscience
Je m'incline, ainsi si las !
Quand sonne l'automne
Douce nuit d'automne...
De ton manteau gris déprimant,
Tu nous emportes, tâtonnante,
De cette lueur monotone
Oublions les jours heureux
Nos rêves ô combien merveilleux
Partons gaiement cheveux aux vents
Faire à présent de cet instant
Un matin clair aux aurores
Qui, de sa mélancolie, nous dévore
Mais quand sonne l'automne,
L'hiver se déguise à sa guise et s'enlise,
Devant la complainte des Hommes
Il attend patiemment, cacher sous une brise exquise
L'amicale flânerie
Sur les pavés de la capitale,
Nous flânons de manière amicale
Notre liberté d'élocution nous gagne
Et le bruit des alentours nous tanne
Il est le grand frère que je n'ai jamais eu
De bons conseils il en a la vertu
Impossible de s'ennuyer ensemble
C'est ce qu'on appelle l'amitié il me semble
Ne vous méprenez pas chers amis,
La ressemblance n'est pas dans l'âge
Mais dans la conviction de nos envies
Nous libérant de cette époque en cage
Cambridge
Dans une atmosphère entre ciel et terre
Tu nous accueilles dans tes bras ouverts
Dans ce lieu, la magie du passé opère
Le long des canaux et par dessus les serres
Lieu d'histoire et de savoir
Entre tes murs il faut voir
Une quiétude contagieuse
Et une force prodigieuse
Cette magie particulière m'a imprégné
Je pense à toi, souvent, les yeux fermés
Dans mon esprit volage, douce méditation
D'une mélancolie sauvage, céleste contemplation
Lieu d'histoire et de savoir
Entre tes murs il faut voir
Une quiétude contagieuse
Et une force prodigieuse
Je reviendrai un jour ou l'autre, qui sait
Te revoir, sereinement, s'il me plaît
Chantonner d'un air joyeux mon envie
De te revoir à chaque instant, lueur d'esprit
Lieu d'histoire et de savoir
Entre tes murs il faut voir
Une quiétude contagieuse
Et une force prodigieuse
Révolte
Par delà les champs, par delà les campagnes
Plane une atmosphère de révolte sanglante
Par delà les champs, par delà les campagnes
Suinte une odeur d'exaspération permanente
Ne sous-estimez pas le pouvoir du peuple
Car de sa révolte, la lueur se fait brouillard
Ne sous-estimez pas le pouvoir du peuple
Car de la pénombre jaillissent de cruels sanglots barbares
Regrets ?
Quel regret de t'avoir rencontré
Quelle tristesse de t'avoir tant aimé
Pourquoi m'infliger ça ?
Je ne sais pas...
Suis-je invivable, peut être bien
Suis-je mieux ainsi, je n'en sais rien
Il me faudra du temps pour de nouveau y croire
Et, ainsi, délaisser mon désespoir...
Falguière
Il me vint une envie à la station Falguière,
Loin de tout tumulte et dépourvu de quelques lumières
Il y a dans mes pas une légèreté soudaine,
Qui me mène à toi et m'éloigne de mes peines.
On discute, on se livre comme si le temps était figé,
Se souvenant de l'écume des jours passés
Nous nous sommes pris dans les bras sans même y réfléchir,
Oubliant les promesses et la fureur du lendemain.
Je ne t'oublierai pas
Je me souviens
Je pense à toi quand je suis triste
Ainsi,
Je me souviens de ces moments,
ô joyeux souvenirs
Qui,
Me rappelle sans cesse,
Nos doux éclats de rire
Et ces envolées limpides,
Parfois lyriques
Belles et sincères,
Divines, loin des idées noires qui chagrinent
Je ne sais si un jour, nous serons séparés
Mais sache, petite fleur d'amour,
Qu'il y aura toujours, ce morceau de papier...
Pour te rappeler, il est vrai,
A quel point je t'aime et je t'aimais
Journée dansante
Journée douce et contemplative à Roland Garros avec M.M. Le bruit des balles n'est que secondaire, seul ce moment de retrouvailles est jouissif ! S'en suit une introspection sous une pluie fine, assis sur ma chaise verdâtre au Jardin du Luxembourg. Fixé dans mes pensées, me voilà seul face à moi-même... Déconcerté par les grèves, impossible de rentrer chez soi cette fois-ci ! Le temps est grisâtre mais la fatigue ne pointe guère le bout de son nez... me voilà entraîné, avec enthousiasme, toujours avec M.M, au J'Go, bar à vins près de la station Richelieu-Drouot (ligne 8 et 9), pour une ambiance franchouillarde des plus salvatrices. La suite ? Une virée nocturne à pied jusqu'au Bus Palladium pour, sans le savoir encore, une soirée en compagnie de TAUR. Décollage sur une autre planète ! Seuls souvenirs clairs dans mon esprit, les mouvements de mon corps suivant les ondes vibrantes de chaque titre. Le jour se lève, roulement de tambours, la fête est terminée... il est temps de rentrer chez moi les jambes lourdes mais l'esprit léger !